Le hejnał, la mélodie interrompue
A chaque heure, après le retentissement de la cloche de l'église Sainte Marie, une mélodie se fait entendre du haut de la tour nord de l'église Sainte Marie, Hejnalica. Jouée quatre fois, dans quatre directions différentes, la mélodie appelée hejnał s'interrompt à chaque fois de façon abrupte.
Si vous levez la tête, vous pourrez peut être voir la pavillon d'une trompette ou encore le sonneur faisant signe de la main au public du Rynek.
Si vous levez la tête, vous pourrez peut être voir la pavillon d'une trompette ou encore le sonneur faisant signe de la main au public du Rynek.
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En effet, pas de bande sonore enregistrée. A chaque heure du jour et de la nuit, c'est un membre des sapeurs pompiers de la ville qui joue la mélodie. Ainsi le hejnał, la mélodie interrompue, est jouée de façon quasi ininterrompue depuis le 14ème siècle...
Les quatre directions, aux quatre points cardinaux, correspondent aux directions du château royal du Wawel (au sud, pour le roi), de la tour de l'ancien Hôtel de Ville (à l'ouest, pour le maire), de la Barbacane et de la porte Florianska (au nord, pour les invités) et enfin vers le Mały Rynek, la petite place du marché (à l'est, pour le quartier-général des pompiers).
Selon la légende, le hejnał aurait pour origine l'invasion mongole de 1241. Lorsque le garde, du haut de sa tour, aperçoit les Mongols qui s'apprêtent à attaquer Cracovie, il donne l'alerte. Une flèche lui transperce la gorge et la sonnerie s'interrompt.
Ceci constitue la version la plus romanesque du hejnał. La véritable origine et l'auteur du hejnał sont en fait inconnus. La première mention historique de cette mélodie date de 1392. Le mot hejnał est d'origine hongroise et signifie « aurore ». Le hejnał trouverait son origine sous le règne de Louis Ier de Hongrie (qui a régné sur la Pologne de 1370 à 1382) ou de sa fille Hedwige (qui a régné de 1384 - elle n'avait alors que 10 ans! - à 1399).
À l'époque, comme dans de nombreuses villes européennes, une trompette annonçait l'ouverture ou la fermeture des portes de la ville, respectivement à l'aurore et au crépuscule. Des documents du 16ème siècle mentionnent la présence d'autres sonneurs sur ces portes. Il est possible qu'à l'origine la brusque interruption de la mélodie devait permettre aux autres sonneurs situés près des portes de confirmer que la tâche avait été accomplie. C'est quand même moins romanesque que la légende de la flèche... Le sonneur donnait également l'alerte en cas d'incendie ou d'autres dangers.
Le hejnał a été supprimé puis réinstauré à plusieurs reprises au cours de l'Histoire. Il a disparu dans la seconde moitié du 17ème siècle avant de redémarrer en 1810.
Les quatre directions, aux quatre points cardinaux, correspondent aux directions du château royal du Wawel (au sud, pour le roi), de la tour de l'ancien Hôtel de Ville (à l'ouest, pour le maire), de la Barbacane et de la porte Florianska (au nord, pour les invités) et enfin vers le Mały Rynek, la petite place du marché (à l'est, pour le quartier-général des pompiers).
Selon la légende, le hejnał aurait pour origine l'invasion mongole de 1241. Lorsque le garde, du haut de sa tour, aperçoit les Mongols qui s'apprêtent à attaquer Cracovie, il donne l'alerte. Une flèche lui transperce la gorge et la sonnerie s'interrompt.
Ceci constitue la version la plus romanesque du hejnał. La véritable origine et l'auteur du hejnał sont en fait inconnus. La première mention historique de cette mélodie date de 1392. Le mot hejnał est d'origine hongroise et signifie « aurore ». Le hejnał trouverait son origine sous le règne de Louis Ier de Hongrie (qui a régné sur la Pologne de 1370 à 1382) ou de sa fille Hedwige (qui a régné de 1384 - elle n'avait alors que 10 ans! - à 1399).
À l'époque, comme dans de nombreuses villes européennes, une trompette annonçait l'ouverture ou la fermeture des portes de la ville, respectivement à l'aurore et au crépuscule. Des documents du 16ème siècle mentionnent la présence d'autres sonneurs sur ces portes. Il est possible qu'à l'origine la brusque interruption de la mélodie devait permettre aux autres sonneurs situés près des portes de confirmer que la tâche avait été accomplie. C'est quand même moins romanesque que la légende de la flèche... Le sonneur donnait également l'alerte en cas d'incendie ou d'autres dangers.
Le hejnał a été supprimé puis réinstauré à plusieurs reprises au cours de l'Histoire. Il a disparu dans la seconde moitié du 17ème siècle avant de redémarrer en 1810.
Traditionnellement, le hejnał était joué deux fois par jour comme écit précédemment.
Par la suite (depuis février 1838), il a également été interprété à midi, pour ensuite être joué après guerre toutes les heures.
Depuis novembre 1927, le hejnał est retransmis par la première radio publique polonaise à midi. D'après le site internet de la Ville de Cracovie, il semblerait qu'il soit même joué sur les ondes à partir d'un vieux gramophone...
Interdit en 1939 par l'occupant allemand, les Polonais commencèrent à le diffuser à midi et 19 heures à partir du 24 décembre 1941. Ainsi, cette mélodie, symbole de Cracovie, est devenue aussi le symbole de la Pologne.
Le 18 mai 1944, le hejnał a été joué par un soldat polonais après la victoire à la bataille du Mont Cassino en Italie.
Source: Polish Institute and Sikorski Museum
(original upload date 2004-09-24 )
Beaucoup de bla-bla, mais vous ne savez toujours pas comment ça sonne... Comme vous savez être patient, le voici :
Par la suite (depuis février 1838), il a également été interprété à midi, pour ensuite être joué après guerre toutes les heures.
Depuis novembre 1927, le hejnał est retransmis par la première radio publique polonaise à midi. D'après le site internet de la Ville de Cracovie, il semblerait qu'il soit même joué sur les ondes à partir d'un vieux gramophone...
Interdit en 1939 par l'occupant allemand, les Polonais commencèrent à le diffuser à midi et 19 heures à partir du 24 décembre 1941. Ainsi, cette mélodie, symbole de Cracovie, est devenue aussi le symbole de la Pologne.
Le 18 mai 1944, le hejnał a été joué par un soldat polonais après la victoire à la bataille du Mont Cassino en Italie.
Source: Polish Institute and Sikorski Museum(original upload date 2004-09-24 )
Beaucoup de bla-bla, mais vous ne savez toujours pas comment ça sonne... Comme vous savez être patient, le voici :
Une autre version plus proche du sonneur. Ici, Pan Kazimierz...
Autres petites anecdotes liées au hejnał :
- Le 11 juin 2000, le hejnał est entré dans le Livre Guinness des records après avoir été interprété par environ 2000 trompettistes venus du monde entier.
- Adolf Śmietana est le trompettiste qui a assuré le service le plus longtemps, pendant 36 ans. Il avait débuté en 1926.
- La famille Kołton a interprété le hejnał pendant 3 générations. En octobre 2004, Jan Kołton s'est retiré après 33 ans de service. Son père avait assuré le service pendant 35 ans. La tradition familiale se perpétue aujourd'hui avec le fils de Jan.
- Le 11 juin 2000, le hejnał est entré dans le Livre Guinness des records après avoir été interprété par environ 2000 trompettistes venus du monde entier.
- Adolf Śmietana est le trompettiste qui a assuré le service le plus longtemps, pendant 36 ans. Il avait débuté en 1926.
- La famille Kołton a interprété le hejnał pendant 3 générations. En octobre 2004, Jan Kołton s'est retiré après 33 ans de service. Son père avait assuré le service pendant 35 ans. La tradition familiale se perpétue aujourd'hui avec le fils de Jan.
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